Ce qui était prévu : Death Valley (Zabriskie Point, Dante View) – Las Vegas
Nous ferons en plus Red Rock Park (rapidement) et en moins Dante View
Aujourd’hui fini de rigoler, tout le monde vante les mérites du lever de soleil à Zabriskie Point, nous y serons!
Lever 5h30, les enfants resteront dormir. Il fait jour, on allume le GPS, j’avais rentré tous les points en favoris avant le voyage. On le suit, bizarre je ne voyais pas Zabriskie par là, on laisse tombé et suivons mon instinct, j’avais raison ! En fait Garmin envisageait de nous faire remonter Golden Canyon jusqu’au point de vue, c’est vrai que si on regarde une carte c’est possible. Il est vrai que dans Golden canyon il y a quelques restes de macadam, mais la nature a fait la police, il n’en reste presque plus rien !
On arrive, nous ne sommes pas seuls, mon épouse que la photo ne passionne pas (trop de boutons !) s’amuse à compter : 40 personnes dont 38 Français !.
Alors que dire, c’est beau, c'est certain, mais il doit me manquer une fibre car on n’y a rien vu d’inoubliable. on a attendu, attendu. Le soleil a commencé à éclairer l’autre côté de la vallée, puis c’est rapproché petit à petit, je m’attendais à ce que les roches se parent de multiples couleurs comme à Artiste Palette, mais là rien, c’est plus les jeux d’ombres et de lumière qui crée le tableau mais comme je l’ai déjà dit le soleil est plus « blanc » que le soir.
Nous repartons vers 8 heures. C’était beau mais plus que le tableau en lui-même c’est la magie (ou le sortilège) de la vallée de la mort qui a à nouveau opéré…c’est vraiment un endroit particulier c’est oppressant, grandiose tout en étant vide, en fait on a l’impression d’être dans un paysage où l’homme n’a « rien à y faire ».
Retour à l’hôtel, petit dejeuner, paquetage, quelques photos du Furnace Creek et en route pour Las Vegas, LA DESTINATION, celle qu’attendent les ados avec impatience.
Nous laisserons de côté Dante View, un peu déçu par Zabriskie et pressé de rejoindre LA VILLE. Il y a plusieurs routes possibles nous prendrons la plus courte par Pahrump et la 160.
Quelque part (enfin façon de parler) entre Death Valley et Las Vegas
Sur la route tout d’un coup de magnifiques roches rouges, c’est Red Rock (route 159), je prend tout le monde de court et hop un coup de volant pour longer ce beau petit parc (compter ½ de détour, minime donc). Même si nous y ferons que des arrêts photos cela valait la peine. Mais ça n’a pas été simple car juste avant la bifurcation les enfants avaient vu Las Vegas…
On arrive sur Vegas, plusieurs banlieues, nous avons quelques craintes car c’est une grande ville, grouillante, mais c’est super bien fait.
C’est sans problème que vous trouverez le Strip, puis le parking de l’hôtel, tout est bien indiqué. On se retrouve dans un grand parking derrière notre hôtel le TREASURE ISLAND, c’est gratuit (je crois que tous le sont) en contrepartie personne ne vous aide.
De façon générale quand nous arrivons à l’hôtel nous allons d’abord prendre les clés repérer la chambre et après seulement nous cherchons les bagages. Nous ne dérogerons pas à nos habitudes mais qu’est-ce que le Lobby est loin, c’est immense, et encore j’avais choisi un « petit » hôtel, seulement 2.800 chambres.
Une file d’attente, je me permets de rappeler délicatement que j’avais demandé une View Strip dans un étage élevé. Nous serons satisfait, 28ème étage et vue dans l’enfilade du Strip (à gauche le Venetia, à droite le Mirage).
On était un peu déçu, on s’était attendu à une chambre plus grandiose mais bon. Le wifi y est payant 7,90 $ pour 2 heures. Sous la pression des enfants pour qui Facebook et MSN sont les activités favorites, nous cèderons.
J’avais tout prévu nous sommes venus avec un mini ordinateur pour les photos, il y avait aussi dessus tous nos papiers, Mapsource avec tous les Waypoints, toutes les cartes des parcs et tout mon book ainsi que les plans B possibles. Il nous permettait de garder le contact, normalement avec la famille…j’avais aussi prévu de taper le compte rendu en direct mais là problème….même à genoux je ne pouvais pas accéder à l’ordinateur, le saint objet, le LIEN SUPREME permettant de garder le contact avec la tribu, et moi j’avais 2 MEMBRES ACTIFS avec chacun une tribu, c’est dire. Sauf à se lever à 4 heures du matin et aller taper dans les WC (ce que j’ai fait 1 fois) pas de solution. Ceci dit c’est à retenir pour les ados c’est vraiment un élément essentiel qui leur permet par ailleurs à mieux accepter l’éloignement.
Alors Las Vegas me direz-vous…et bien mon premier contact était plus que mitigé, vivement demain. Moi, le Côté « Hot Dog », promiscuité et chaleur, ça n’est pas ma tasse de thé (mon épouse non plus). Les enfants eux étaient aux anges, incontournable pour des ados.
Comme il était 12h30 on est parti manger, j’avais retenu le conseil de Cendryon et nous nous sommes orienté résolument vers le HARLEY DAVIDSON CAFE de l’autre côté de la partie centrale du Strip.
Ca y est, reproches, la famille a commencé à râler, ils ont cru que je reprenais mes habitudes (en effet habituellement en vacances je suis plutôt Guide Rouge et je leurs imposent les restaurants, et là, je leur avait promis de ne pas faire d’histoires si on n’allait pas forcement dans de bonnes adresses). Mais une fois au Harley, plus de critiques ça a plu à tout le monde et c’était bon. Adresse à retenir.
On est à Las Vegas, il faut bien se tenir d’après les enfants ! J’ai été interdit de chapeau, d’appareil photo volumineux qui rebondi sur le ventre et de sac à dos.
En effet j’ai fait l’acquisition d’un super sac à dos, partie rangement appareil photo et objectif équipé d’une ouverture latérale permettant de sortir l’appareil sans déposer le sac (génial), d’une poche pour l’ordinateur portable, et d’un rangement à fond plat bien pratique pour ranger, lunette, crème, petite bouteilles d’eau et tout et tout. Alors me direz-vous où est le hic…et bien il est moche (d’après les critères ados) et relativement volumineux.
Pour le reste rien de spécial nous avons fait Fashion Shop, Caesar Palace et forum, Mirage, Bellagio, Wynn, Venetia, un autre centre commercial (j’en perd le fil tellement il y de magasins qui défilent). Finalement les enfants déclarent que tout compte fait il y a les mêmes magasins dans tous les centres commerciaux…OUF.
Les halls d’hôtels sont superbes, les plus luxueux parmi ceux que j’ai vu : le Wynn et le Bellagio, le plus impressionnant le Venetia immense, incroyable, c’est titanesque ce qu’ils ont réalisés avec faux ciel, canal avec gondoles, places, ponts, …
et ça n'est que pour l'arrivée des voiture.
il pleut si souvent à Vegas !
Nous avons regardé les spectacles devant les hôtels : Treasure Island (bof, attention pour les jeunes enfants, les danses sont subjectives et les jeunes femmes légèrement vêtues), le Volcan du Mirage, le spectacle de Jupiter à l’intérieur du Forum, et les fontaines du Bellagio (assurément le plus beau).
Que dire d’autre, ici l’argent et la démesure côtoie la misère, c’est triste de voir ces gens qui sont venus, attirés par un mirage et emportés par la déchéance. (j’arrêterais là la parenthèse philosophique)
Petite remarque au niveau de l’urbanisme, c’est moins grand qu’on l’imagine, les m2 sont chers donc comptés. Les hôtels et leurs attractions sont imbriqués les uns dans les autres ce qui fait un ensemble moins immense qu’on pourrait l’imaginer.
Il est minuit quand on reviens à la chambre, maintenant dodo après un dernier coup d’œil par la baie vitrée.
En conclusion, il faut l’avoir vu : pour moi une après midi et une nuit m’auront suffi mais les enfants seraient bien resté plus longtemps. Mais qui c’est le chef.. donc demain direction les parcs tant attendus. Bon un petit regret tout de même, ne pas avoir eu le temps d'aller à FREMONT Street (le vieux Las Vegas).
Ce qui était prévu : Valley of Fire – après soit Zion et nuit à Kanab – soit directement à Kanab puis l’aller retour à Wire Pass
Nous ferons la version Zion, nuit à Kanab
Réveil de bonne heure (6h30) malgré quelques grincements de dents. C’est qu’il fait chaud à Valley of Fire (comme son nom l’indique). Check out sans problème et rapide comme dans tous les hôtels lors de notre séjour (certains vont même jusqu’à nous glisser la facture sous la porte). Gps branché, favoris choisi et en avant (tout était pré-saisi et effacé à fur et à mesure de notre avancée). Weather indiquait orages et risque de Flash Flood. Cela risquait de chambouler notre programme surtout que la veille aussi il y avait de la pluie dans l’Utah.
Sur l’autoroute on avance vite, bifurcation vers VoF, les premiers kilomètres n’ont rien de spécial, mais lorsqu’on se rapproche du Visitor Center on commence à apercevoir de belles roches rouges.
Il faut absolument faire la petite route à partir du Visitor Center qui vous amène vers White Dome. Là l’appareil photo crépite, c’est magnifique, les rochers sont rouges et jaunes je me demande même ce que peux bien avoir de plus les autres sites plus prestigieux. On suit un Ranger, donc 15 mph et rien de plus, on a le temps d’admirer. On fera les points de vue au retour, on veut être le plus tôt possible à White Dome, avant les grandes chaleurs. Nous y serons à 8h30, seuls !
Chapeaux, crème pour moi, chaussures de marche, sac à dos isotherme (merci Decathlon) rempli d’eau, Roadbook et en avant. Cette une chouette ballade, rien de violent (4 km), sans grand dénivelé. Si vous n’aimez pas marcher, n’aimez pas trop les parcs faites celle là, on y retrouve un petit slot Canyon étroit, quelques roches à trous, un peu de sable, une ruine, on marche sur un peu de Slide-rock, bref une miniature de tout ce qu’on verra plus tard. Il nous faudra une petite heure sans se presser.
Vous l’aurez compris, à faire, surtout si comme nous vous êtes seuls. Sur le parking il y un auvent et des tables pour piquenique, un WC …et des guêpes.
Au retour nous nous arrêterons à quelques points de vue, ici pas de falaises, pas de canyons ultra profonds, mais des roches de forme tarabiscotée de toutes les couleurs.
Arrêt au Visitor Center, très bien fait avec une expo sur les animaux du désert. Il vaut mieux s’arrêter après la ballade, si les enfants voient tout ce qui rampe, court, vole dans ces contrées, ils ne voudront plus sortir de la voiture pour se promener (araignées, serpents à profusion, scorpions et autres insectes belliqueux).
Nous décidons de nous arrêter à Saint Georges pour avoir plus d’infos sur la météo. En arrivant à St Georges (nous y serons à 11h15) que voit-on…l’église, nous sommes chez les Mormons. La ville est nickel, ils devaient avoir des origines Suisses. L’adresse que nous avions avait changée, très gentiment une habitante nous amène à la nouvelle adresse, la bienveillance des américains n’est pas un vain mot.
Renseignement pris, il y a un passage de Wash problématique et de fort risque de pluie dans l’après-midi. N’ayant pas un tempérament casse cou ce sera donc Zion.
Arrêt dans un supermarché, nous y mangerons. Aux Etats Unis il y a souvent un espace avec tables, chaises, cafetière, distributeur à soda, mis à disposition gracieusement où vous pouvez manger ce que vous aurez acheté. L’intérêt ?, bin c’est climatisé !
J’en profite pour retirer de l’argent à la Zion Bank, expérience intéressante. Les Américains veulent pouvoir tout faire en voiture, même à la banque. Vu de l’extérieur on croirait plus une station service qu’une banque, à la place des pompes il y a un réseau de « pneumatiques », il suffit d’y mettre ce qu’on veut communiquer à la banque et hop, la guichetière le reçoit donne la réponse ou renvoie de l’argent si c’est un retrait. Cela leur permet de traiter 6 ou 7 clients en même temps. La sécurité me direz-vous, et bien ça ne semble pas être leur préoccupation principale, pas de vitres blindées et l’argent est rangé dans les tiroirs d’une ancienne commode ressemblant aux anciens meubles de nos pharmacies ou bijouteries.
La route pour Zion est belle, même les maisons sont intégrées au paysage (surtout lorsqu’on s’approche de Springdale). Arrivée à Zion (vers 14h) on trouve une place et direction la navette (obligatoire pour circuler dans le parc).
Avec Yosemite c’est ici où nous serons le plus confronté au tourisme de masse (rien de dramatique mais on s’habitue à être presque seul). Nous prendrons la navette direction les Narrows.
C’est une randonnée très prisée qui consiste à remonter le cours de la Virgin au fond d’un canyon impressionnant. Les avis étaient mitigés, je voulais la faire mais Valérie craignait les entorses et demandait à voir avant de décider. Il faut un peu plus d’une heure pour rejoindre la rivière. Après la navette il faut remonter un sentier, certes très joli, mais très, très fréquenté. Ici pas besoin de plan il suffit de suivre le flot…
Valérie et les enfants ne sont pas enthousiastes, trop de monde et trop risqué pour les chevilles. Je fais tout de même une tentative pour voir s’il y a moins de baigneurs et de marcheurs un peu plus loin et j’avais des chaussures permettant de marcher dans l’eau que je voulais absolument étrenner. 100 mètres plus loin toujours autant de monde, demi tour après quelques photos. C’est une randonnée à entamer le matin de bonne heure avant la masse. Une autre fois peut-être.
Retour à la voiture après quelques photos et en route pour Kanab. Malheureusement ici aussi il y a des travaux, au moins nous auront le temps de contempler le paysage, très beau. Il nous faudra 40 minutes pour atteindre l’entrée Est du parc.
Nous arriverons à Kanab vers 17h 30 contents d’arriver à l’hôtel. Nous avons choisi pour cette étape un Holiday Inn, sans cachet spécifique, chambre correcte, pas de restaurant, mais piscine (dans laquelle nous nous empresserons de plonger) et une Laundry (qui occupera Valérie, nous sommes pas les seuls à vouloir faire laver du linge). Nous avions pris l’option de faire une lessive au cours du séjour, en effet 3 semaines de linge cela faisait beaucoup à transporter journellement. Ce sera donc ici.
La surveillance assidue de la disponibilité de la machine à laver et du sèche linge nous a immobilisé à l’hôtel. Théo et moi avons fait un tour pour « visiter », à part une Général Store typique rien nous a attirés (il y a vraiment beaucoup de motels ici). Devant abandonner mes idées de restaurant je m’en suis remis à Théo pour le choix du repas. Ce sera une Pizza à emporter (PIZZA HUT).
En conclusion ce sera une journée en demi teinte, comme quoi dès qu’on est obligé de chambouler le planning c’est difficile de retomber sur ces pieds en ayant tout de même eu notre quota de belles choses. Pour Wire Pass il me reste l’espoir de pouvoir faire ce site à partir de Page où nous serons dans 8 jours. De façon générale nous visiterons les parcs le matin de bonne heure et les soirs, cela n’a pas été possible à Zion, tant pis pour nous, on n’en aura pas bien profité. Demain sera une grande journée : CBS
Ce qui était prévu : Coyote Buttes Sud avec Paria Outpost – Cottonwood Canyon Road – Bryce Canyon où nous dormirons
Merci madame météo… nous ferons bien CBS, White Pocket, mais nous devrons prendre la route en passant par Kanab pour rejoindre Bryce Canyon
CBS est un site sauvage où la nature s’est « lâchée ». Je l’ai découvert grâce à VF et à Sedonax (via son site OuestUsa, bible de tous ceux qui veulent sortir des sentiers battus dans l’Ouest). Il n’y a que 20 personnes qui ont le droit de s’y rendre, par jour. J’avais acheté nos permis 4 mois auparavant, en restant une soirée devant mon ordinateur pour être présent dès la première minute de mise en vente. Et j’avais eu raison, 10 minutes après il n’y avait plus de place disponible.
Pour visiter ce site difficile d’accès nous avons pris un guide recommandé par mon site préféré. Il s’appelle Paria Outpost. Ils nous véhiculerons à travers les pistes que je serais incapable d’emprunter. Surtout avec le temps qu’il fait.
Nous avons rendez-vous à 7h, donc départ à 6h pour être sûr de ne pas arriver en retard. Nous y serons à 6h50. Nous apprendrons que nous ferons les visites avec une autre famille Francophone (Belge), qui elle arrivera à 7h30. Ce sera Kurt notre guide, taciturne mais serviable. A 9 dans un gros 4x4, la version sérieuse, rustique mais efficace.
Dès le départ le ton est donné par Madame Dobson, la tenancière, on verra peut-être vous serez de retour dans une demi-heure ? le temps est incertain et on risque de croiser des Wash remplis donc infranchissables. Bon nous on veut y aller et eux ne veulent pas perdre une journée de chiffre d’affaire !
Ils fournissent les sandwichs pour midi et l’eau, nous les Kway et les appareils photos.
D’abord la route, puis la House Valley Road que nous devions emprunter hier pour accéder à Wire Pass, effectivement le Wash est très mouilleux, Kurt nous explique avoir dû dépanner quelqu’un hier qui s’était ensablé et avait dû faire appel aux Rangers pour se faire tracter. Heureusement que nous n’y sommes pas venu hier. D’autant plus qu’en parlant avec nos compagnons de route on a appris qu’il a plu à partir de 13 h.
Kurt connaissait un petit passage plus à gauche pour traverser le wash et son véhicule n’a rien à voir par le nôtre, de plus il le maîtrise parfaitement. Au bout d’un moment nous prendrons à gauche où la piste laissera place à deux « traces dans le sable », avec ouverture et fermeture de barrières régulières. Il y une chose qui est sûre, jamais je ne m’y rendrais tout seul, ou alors cela donnera lieu à un article dans la rubrique nécrologique « s’est perdu dans le désert ».
Le ciel est gris, irrémédiablement gris, mais au moins il ne pleut pas (pour le moment). Un petit arrêt très rapide à Paw Hole (même pas sorti de voiture), je crois que notre guide sachant que la pluie arrivait voulait nous faire en priorité CBS, plus beau). La piste est tout de même très longue, mais comme tout à une fin nous arrivons. Après une petite marche, mais là pas de sentier balisé, il faut savoir où l’on va, nous arrivons sur le site (vers 8h10, la précision vient du fait que les photos sont datées). C’est absolument magnifique. Ce n’est pas une rando mais une ballade aux milieux de roches multicolores. Bien que ce soit plutôt un site pour photographes (qui peuvent y passer des heures) ce site enchantera tout le monde. Sur la fin les gouttes commenceront à nous titiller de plus en plus (nous quitterons le site un peu avant 10h).
Maintenant direction White Pocket, piste encore plus floue, encore plus de sable, mais vaillamment notre guide mènera notre équipage à destination. White Pocket est très différent, le site est plus petit, de la roche avec une couche extérieure blanche dans laquelle on aurait découpé pour faire apparaître la chair d’un rouge très prononcé. Ici aussi pas de grande marche, juste une ballade photographique au milieu de ce paysage étrange.
j’adore l’effet de « damier » de la couche superficielle.
Nous y passerons 1 heure, je pense qu’ici le manque de soleil (c’est un euphémisme puisqu’il pleuvait franchement) était plus pénalisant pour les photos, le soleil devant rehausser le contraste entre la roche blanche et « l’intérieur » rouge.
Petite parenthèse, sur le chemin retour nous dépasserons un camping-car qui s’est obstiné à vouloir atteindre le parking de Wire Pass en venant du sud ... déjà qu’un 4x4 arrive à peine à passer !. J’ai rien contre les camping-car mais quand on prend ce mode de transport on en accepte les contraintes. Vu l’engeulade qu’il s’est pris de notre guide, pourtant d’un naturel placide, je ne suis pas le seul à partager cet avis.
Dans le même genre sur le parking de Wire Pass nous avons croisé des touristes (équipés d’une berline) qui campaient. En fait cela faisait depuis la veille qu’ils étaient bloqués là car ils ne pouvaient pas passer le Wash avec leur véhicule.
Il ne faut pas oublier que ce sont des contrées sauvages et que la nature y fait la loi, il ne faut donc pas aller contre les éléments et accepter ses limites.
Retour à Paria Outpost, la piste est longue…donc je trouve moyen de m’endormir même ainsi chahuté. Nous y serons vers 14h30. Petit (même d’après les critères Européens) sandwichs fournis dans le restaurant des Dobsons. Lorsque je demande s’il est envisageable de remonter par la Cottonwood Canyon Rd, Madame Dobson pousse des hauts cris et me montre des photos de l’état plus que probable de la piste.
C’est vrai que les pistes sont en terre, elle est en temps normale très dure et roulante mais dès qu’il y a de l’eau se transforme en un énorme bourbier. Grosse déception, même si je m’y attendais, ce sera la route. Très belle au demeurant surtout la « 12 » au niveau de Red Canyon, le bien nommé puisque les roches sont très rouges.
Arrivée au Best Western Grand Hôtel, très bien, récent, belle chambre avec une piscine.
Il est 16h30, dépose des affaires, petite pause. Léonie a vue qu’il y a un rodéo à 19 h. Malheureusement pour elle nous voulons aller voir l’amphithéâtre et le rodéo n’est d’actualité que si nous revenons à temps.
Bryce est magnifique. Nous somme sur un plateau boisé qui ne laisse rien présager. On gare la voiture sur le parking d’un point de vue, toujours rien, quelques pas, on monte sur une petite butte, et là Bryce se dévoile d’un seul coup, que dire de plus !
Comme nous sommes en fin de journée (17h) pas beaucoup de monde, c’est parfait. Nous longerons ainsi la Rim sans se lasser de ce paysage en profitant du coucher de soleil. L’ouest du ciel se dégageant juste au bon moment, nous n’aurons pas de pluie. 19h approche et Léonie nous le rappelle.
Retour à l’entrée du parc….stop…une invasion de bête à 4 pattes pourvues ou non de cornes, on croirait qu’elles étaient parquées et que les Rangers venait de les lâcher.
Cela fini très bien notre journée. Direction les arènes (il est déjà 19h30). Que dire de ce spectacle de rodéo et bien pas grand chose. Au bout de ¾ heures lassés, talonnés par nos estomacs nous nous rendons à la « mangeoire » la plus proche. Ce sera un Hot Dog, 3,4 bricoles et une glace.
Douche, partie de Tarot et dodo après une magnifique journée où nous aurons vu la nature nous dévoiler ses charmes, et nous rappeler qu’elle fait la loi dans l’ouest (bien que finalement à part à White Pocket nous n’aurons pas eu de pluie).