Ce qui était prévu : Petite ballade dans Monument Valley – Antelope Canyon Lower - Page – pour le reste j’avais prévu 3 options :
Version jaune on reste dans le coin de Page, genre plage, barrage, repos, croisière
Version bleu: Horseshoes bend Lee Ferry, Cathedral Wash,
Version verte: Wire Pass et en passant Toadstool Hoodoos
Nous ferons : Naturellement encore Monument Valley, Antelope Canyon, Toadstool Hoodoos, un petit tour dans Page
Comme prévu lever autour de 6h, lever de rideau sur Monument Valley, c’est rigolo de voir presque tout le monde levé au balcon à contempler le roi soleil étirer ses rayons sur ce paysage magique. Vous me direz un hôtel qui s’appelle « The View » ne pouvait pas en offrir moins.Bon on ne va pas rester là ! on veut aller aux pieds des Buttes, hier lors de notre tour, nous avions repéré les deux points de vue qui devraient être le plus beau au lever. En plus ils ont le mérite d’être assez éloignés et moins fréquentés, il s’agit de La Pointe des Artistes et le Pénétré du Nord, à partir de ce dernier un petit sentier avance le long de la Mesa, ce qui permet de se sentir « seul au monde ».
Là les Navajos nous ont joué une mauvaise blague, il y a une barrière qui nous empêche de descendre dans le site. Il aurait fallut dormir au Campground qui est de l’autre côté de la barrière. Nous tenons de l’ouvrir mais on entend un Navajo nous crier dessus, même sans comprendre la langue on voit qu’il est contrarié. Il nous explique qu’elle ne sera ouverte qu’à partir de 7 h… ou il faut prendre un guide Navajo.
Nous retournons à l’hôtel, cherchons nos enfants, et allons petit déjeuner, en attendant. Comme nous sommes les premiers on pourra aussi avoir une bonne table (donc une bonne vue).
Mais à 7h00 nous descendons direction nos points de vue. La magie opère toujours….
Pour ceux qui se rendent sur place le matin est le bon moment, même à 9 h il n’y avait pas encore grand monde.
Nous quittons le site direction Page. Je ne sais pas si c’est nous qui sommes canalisés ou les Navajo, mais il y des barrières tout le long de la route.
Toute la route je guette pour repérer les Hogans indiens. C’est intéressant souvent ils ont leur « hutte » ronde en terre et à côté des bâtiments modernes rectangulaires.
La route se fait bien et nous arrivons à Antelope Canyon Lower vers 10 h (heure de Page) soit 1h théorique après être parti et 2h réelles de route...c’est juste pour embrouiller un peu. Il est clair que Page signe notre retour à la civilisation. A Antelope il y a foule.
La visite se fait obligatoirement avec un guide et par groupe d’environ 30 personnes.
Ils laissent descendre un groupe toutes les 20 minutes, un tour durant environ 40 minutes nous sommes 60 dans « la fente ». Nous devrons attendre 2 rotations soit 40 minutes. Ils sont gentils il y a un auvent pour nous protéger du soleil.
Pourquoi avons-nous choisi Lower ; normalement il y a moins de monde (je n’ose pas imaginer..), contrairement à Upper il y a des échelles, ça descend, c’est donc plus ludique et dernier argument, pour aller à Upper il faut monter dans des camions à bestiaux conduit par de Navajo déchaînés.
L’entrée du canyon est vraiment étonnante, à se demander comment il ont fait pour la trouver, on ne voit rien, c’est une petite fente dans le sol où l’on se glisse avant de descendre les échelles. C’est un repaire pour photographe, ça « clic » de partout, moi-même je participe allègrement, j’ai fait pas moins de 75 photos.
Même les « non photographes » y trouvent leur compte, c’est ludique avec les échelles les passages étroits et les couleurs totalement incroyables.
Sur le retour le guide, sympathique au demeurant, nous fait le « lancé de sable », bon pas plus convaincant que ça, ou ce n’était pas le bon sable ou pas la bonne heure mais ce n’est pas grave on aura passé un très bon moment.
Direction Page, il fait vraiment très chaud, c’est le jour où on en aura souffert le plus. L’hôtel, avec sa clim nous attirait, il n’est que midi mais on tente quand même. On s’est fait « jeter » : « check in à 15 heures et pas avant », la fille n’a même pas regardé si notre chambre était déjà faite et n’a même pas voulu qu’on laisse nos bagages cela ne nous était jamais arrivé. Je ne vous dis pas lorsque Courtyard nous a mailé l’enquête de satisfaction.
Malheureux nous sommes allés au supermarché pour acheter à manger, nous avons d’ailleurs profité de leurs tables mises à disposition pour manger sur place.
Après que faire, on n’a même pas eu envie d’aller au bord du lac, il n’y a pas un poil d’ombre, il fait trop chaud, impossible d’envisager une ballade donc pas de version bleu, Wire Pass nous sommes loin et le courage manque, il reste Toadstool Hoodoos que je voulais absolument voir, donc en voiture tout le monde, madame conduit papa dort, tout va bien.
J’avais toutes les indications les coordonnées Gps donc pas de problème pour trouver le petit parking. Nous mettons en route. La ballade est simple à trouver et relativement courte, genre 800 m aller, 800 m retour, et ils sont là les fameux Hoodoos dont je rêvais. Bon ce n’est pas la meilleure heure mais on fait avec, enfin moi car pour Valérie ce sera le plus mauvais souvenir, trop chaud, déjà qu’on n’a pas pu aller à l’hôtel se rafraîchir, laisser la voiture chargée sur le parking en bordure d’une grande route, le chemin pas clairement balisé, un moment donné elle a même eu l’impression qu’on se perdait au retour, on la fera brève.
Direction l’hôtel où nous serons à 15h tapante. Naturellement comme ils ne veulent personne avant 15 h, à 15h il y a foule au check in.
Pour le reste l’hôtel est en fait bien, ils ont des boissons et des cookies en libre service, la chambre est bien, le repas du soir sera bon et le petit déjeuner excellent. Direction la piscine, bon ! on a changé de monde, Page est beaucoup plus « balnéaire » que les autres endroits où nous sommes allés, c’est ici qu’il y aura le plus de monde dans la piscine, le genre qui saute, éclabousse, crie, squatte les transats toute la journée.
Fin d’après midi on fera un tour dans Page, on avait repéré un panneau « Old Town », nous suivrons l’indication. Elle nous même dans un quartier résidentiel avec des baraquements, je pense que ce sont les logements des ouvriers qui ont construits le barrage.
Retour à l’hôtel qui héberge un restaurant.
En conclusion, journée mitigée, on aura vu de belles choses mais Page ne nous a pas séduit, peut-être son côté balnéaire ou tout simplement la chaleur pour une fois mal supportée. En revanche Antelope et les images de Monuments Valley nous hantent encore, demain…..le Grand Canyon !
Ce qui était prévu : Version bleu: Horseshoes bend Lee Ferry, Cathedral Wash –Grand Canyon : Corniche Est (Desert View) – Corniche Ouest
Nous ferons : Toute la version bleue – une tentative dans le pays Hopi – Gand Canyon : Quelques points vue Est et quelques points de vue près de l’hôtel
Petit déjeuner 7h, aujourd’hui on a plus de temps, on en profite pour prendre un bon petit déjeuner. Cela tombe bien il est excellent. Il y a même deux gaufriers. J’en veux, cela me fait envie, seulement moi les gaufres je visualise très bien dans mon assiette, mais les étapes préliminaires me sont quelques peu inconnues.
Que cela ne tienne, je m’y mets, ça ne doit pas être compliqué, on met la pâte, juste la bonne quantité, on étale, on ferme et on attend, jusque là tout va bien. Lorsque j’ouvre la gaufre se sépare en deux et reste collée aux plaques, Valérie a bien ri. Il ne me reste plus qu’à gratter, bien vite épaulé par un serveur. Il faut rendre hommage aux américains, ils ont une notion « qualité de service » qui a disparu chez nous. Il me montrera une bombe aérosol qui sert à graisser les plaques. Mais bien sûr !, comme ça c’est mieux. Après ce bon petit déjeuner, finalement à part le « rater » au check in, l’hôtel s’avèrera très bien.
En route pour Horseshoes Bend. Je vends le point de vue en indiquant qu’il faut juste monter un petit talus et redescendre de l’autre côté. Stricto senso je n’ai pas menti juste le talus est sablonneux et la descente est un peu longue mais la vue vaut l’effort, même si c’est notre 4ème « oie » mais on ne s ‘en lasse pas. Comme d’habitude, j’ai « l’alarme de proximité» (Valérie) qui s’enclenche dès que je m’approche de la falaise, je tends les bras pour faire la photo et c’est ok. On remonte et en voiture (le petit tour aura pris 45 min).
La route d’abord monotone passe dans un goulet puis descend en lacets, cela faisait longtemps !
Nous passons le Navajo Bridge sans nous y arrêter, nous voulons faire Cathedral Wash le plus tôt possible pour éviter les grandes chaleurs. Comme d’habitude j’avais bien travaillé (un petit peu d’autosatisfaction ne fait pas de mal) avec Google Map les cordonnées GPS étaient justes au mètre près. On gare la voiture, traversons la route et en avant dans le Canyon. S’il n’y a qu’une seule ballade à faire c’est celle-ci, ce n’est pas la plus ludique, ni la impressionnante, ni la plus physique, mais elle a un but, et quel but… le Colorado, on l’entend d’abord, on le sent et enfin on le voit !!!, et on est seul (ou presque) avec lui.
Ce sera la ballade préférée de la famille, c’est dire.
Mais ne vous imaginez pas Cathedral Wash comme un long fleuve, pardon Canyon, tranquille. Il faut chercher, faire des aller retour pour trouver des passages, ça n’est pas difficile en tant que tel, mais le meilleur chemin n’est pas forcement le plus évident. Nous avons d’ailleurs posé quelques Cairns supplémentaires. Ah j’ai oublié de vous dire, accessoirement, le canyon en lui-même est très beau, mais ça vous le savez déjà ! Nous avons mis un peu plus de 2h aller retour.
Nous continuerons par Lee Ferry où des Zodiac se préparaient, et quelques « Balanced Rock » sur le chemin.
Au retour un petit arrêt à Navajo Bridge et du lèche vitrine devant les stands de verroterie Navajo.
Après direction Grand Canyon. Nous nous approchons de midi, il fait trop chaud pour pique niquer et il n’y a pas un poil d’ombre, où allons nous pouvoir s’arrêter pour se sustenter au milieu de nulle part ?. Un œil sur la carte, la grande ville du secteur est LA ville Hopi « Tuba City » (je crois même que c’est leur capitale).
Ce sont des malins les Hopis, ils ont mis un feu rouge au milieu de leur ville, sinon on aurait même pas su qu’il y avait quoi que soit et on aurait été de l’autre côté de la ville sans même s’en apercevoir. De fait il y a une station service, un petit immeuble administratif, un Hopi Center et…ben pas grand chose, quelques habitations dispersées et cachées dans le paysage.
Nous faisons le plein et allons manger dans le Hopi Center tout neuf, ce sera sommaire mais correct. Petite parenthèse un peu moins gaie, presque tout les indiens sont obèses, la sédentarisation et la nourriture occidentale ne leur ont pas réussi.
Pendant ce repas une idée sous-jacente émerge, le genre d’idée bête : « si on allait voir le site interdit ». Je sais où il est, j’ai les coordonnées GPS et le plan d’un site Allemand. On ne devrait jamais changer un programme mûrement réfléchi, et bien on l’a fait !
En route, coordonnées Gps rentrées, toujours tout droit, à droite « tu es sûr », « c’est Garmin qui le dit ». Bon, on le sens moyen, mais en avant, la piste devient de moins en moins piste et se transforme en sable où il n’y a plus la moindre trace d’un pneu qui serait passé récemment.
Pour vous la faire courte, notre ami Garmin (pas sur ce coup là) nous a amené dans un charnier où il y avait des carcasses de bestiaux. Demi tour délicat. On retourne sur la route. Cette fois on suit les panneaux, j’avais repéré le numéro de la piste à suivre. Re à droite, ça semble déjà mieux, Garmin lui est toujours aussi farfelu, je prends donc la carte Topo mais la qualité est médiocre, nous nous dirigeons, d’abord à gauche, demi-tour, ça n’est pas possible, re à gauche, bref après plusieurs tentatives infructueuses nous décidons d’abandonner, les pistes sont trop sablonneuses et on dirait que les Hopis n’ont d’autres occupations que de faire des pistes au milieu de nul part.
Pour la petite histoire le soir à l’hôtel à l’aide de l’ordinateur je comparerais le vermicelle représentant notre parcours et la carte Topo détaillée, on était sur la bonne voie il aurait fallut persévérer encore 10 miles, mais vu la vitesse de progression cela aurait encore représenté 1 heure.
Notre instinct Indiana Jones passablement refroidi nous reprenons la route de Grand Canyon après avoir perdu 2 heures. En arrivant à Grand Canyon petit coup d’œil à Little Colorado, un arrêt à Pima point et Moave Point, tous deux très beaux.
Nous arrivons à Grand Canyon Village, manifestement ici ils ont l’habitude de la foule et depuis longtemps (c’était déjà touristique en l’an 1900). Tout est flèché, et il vaut mieux. Nous croiserons un panneau quelque peu inquiétant « attention Cougar » et quelques biches qui se prennent pour des starlettes.
Nous logeons au Kachina Lodge (à côté du El Tovar Mythique) dans une « partiel View Room ».
La chambre est correcte et la vue partielle est déjà agréable.
Seulement c’est très bien de vouloir changer le programme mais maintenant il est trop tard pour faire la corniche Ouest et de toutes façons les troupes ne sont pas motivées.
On se promènera le long du canyon pour profiter du coucher de soleil et des points de vue. Lorsqu’il fit nuit noire nous nous dirigeâmes vers le Bright Angel craignant une attaque de Cougar et surtout attirés par une éventuelle glace. Mais trop tard le snack sera fermé à notre arrivée, ce sont vraiment des couches tôt !.
On sillonnera les allées du Gift Shop encore quelque temps et direction l’hôtel. J’en profite pour voir dans les livres, les beaux points de vue, pour choisir lesquels je pourrais montrer à ma tribu, comme il va falloir choisir. De plus le Grand Canyon laisse un sentiment mitigé, Théo est déçu il imaginait les falaises plus falaises, les précipices plus profond, en fait quelques chose qui ferait 1.200 m d’un seul tenant avec tout petit, au fond, le Colorado. Léonie trouvera le site beau mais continuera de rêver à Monument Valley, peut-être sommes nous blasés, ou tout simplement fatigués.
Donc, tarot, dodo.
En conclusion : on aura vu plein de paysages différents et fait des choses extraordinaires pour nous. Comme je l’ai dit Cathedral Wash nous a enchanté, le Grand Canyon quoi qu’on en dise c’est Le Grand Canyon, même si sa légende nous en avait fait attendre quelque chose d’encore plus impressionnant.
Sinon, il ne faut pas toucher à un programme bien huilé, on essaye un truc, ça ne marche pas, forcément, mais en plus on a des conséquences sur au moins deux jours. Le fait de ne pas avoir pu faire la corniche Ouest nous oblige à la reporter le lendemain matin, avec des conséquences que vous découvrirez au prochain épisode.